SOSdepotdebilan.org
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Rosay-Busson est morte. Malgré un froid de canard, hier matin à Saint-Denis, les 57 salariés licenciés après
la liquidation prononcée par le tribunal de commerce le 9 février se sont réunis pour entendre En janvier 2003, l'entrepreneur reprend la PME. L'imprimerie affiche alors un déficit énorme de quatre millions d'euros. Le repreneur licencie 27 salariés. « Mais surtout il s'est séparé de cinq commerciaux qui sont partis avec les clients, détaille Patrick Rose, délégué du personnel. Le chiffre d'affaires mensuel était de 380 000 , mais il s'est rapidement effondré. » Pendant un an, l'entreprise continue d'imprimer au ralenti des boîtes de médicaments et des affiches sur trois machines offset Mitsubishi, évaluées à plus de deux millions d'euros, qui n'ont jamais été payées. En décembre, sans rentrée d'argent, Haddak dépose le bilan avec un déficit de deux millions d'euros. « Le chiffre d'affaires n'a jamais décollé. Pourtant il ne payait rien. Ni le loyer au propriétaire de ses murs, ni les cotisations à l'Urssaf », poursuit Patrick Rose. Le tribunal de commerce a ordonné une expertise sur les comptes de la société. Les résultats seront Aujourd'hui, les salariés et leurs représentants s'interrogent sur les raisons qui ont poussé Haddak à reprendre et à couler leur imprimerie. L'entrepreneur, âgé de 48 ans, a déjà sept liquidations à son actif. « L'exemple le plus célèbre est celui de l'entreprise Daniel Rotatives, liquidée par le tribunal de commerce de Béthune (Pas-de-Calais) en août 2003, raconte Jean Salwa, responsable de l'association Love money pour l'emploi.Haddak y faisait effectuer des travaux d'impression en sous-traitance. Mais l'imprimerie ne voyait pas la couleur de l'argent, qui était versé à une société d'édition. L'imprimerie a coulé. » L'association a déposé une plainte contre Hamid Haddak auprès du parquet de Paris. « La brigade de recherche et d'investigation financière (Briff) enquête sur ses affaires », affirme Jean Salwa. Depuis septembre 2003, Haddak, qui est à la tête d'une série d'autres
entreprises, Alcome, Allied Multimédia, Alpa Euro CD, Alpa Média, s'est installé au 19, rue
de Bretons, à Saint-Denis. Contacté hier à plusieurs reprises, Hamid Haddak n'a pas souhaité
nous répondre. |
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Dans le reportage de l'émission Capital (intitulé "Golden boy de la faillite") sur le repreneur des quatre entreprises d'imprimerie, les délégués se sont fait mener par le bout du nez, incapables de réagir. Cette incapacité des délégués du personnel ou des syndicats, de réagir est due, par leur absence totale de connaissances des divers mécanismes financiers des entreprises. Par exemple, Daniel Rotatives aurait pu être reprise par les salariés (RES) en juin 2002. Les salariés auraient-ils accepté une telle initiatives ? Un sondage réalisé le lundi 11 août 2003 sur la question acceptez-vous de reprendre collectivement l'entreprise Daniel Rotatives ? Les 50 salariés présents ont répondu unanimement oui. A la question, quelles sommes accepteriez-vous de mettre individuellement pour reprendre Daniel Rotatives ? 35 salariés ont répondu : au moins 1 500 euros les quinze autres acceptaient le principe mais pour des montants plus faibles. Il faut savoir que l'association "aidons-nous les uns les autres" (Love money pour l'Emploi) voir le site www.sosdepotdebilan.com proposait également et en plus de mobiliser l'épargne des habitants de la région notamment de La Chapelle d'Armentières. L'association estimait possible de rassembler de 300 000 à 500 000 euros pour démarrer (voir www.love-money.org ). Le vingt trois septembre 2003 au Tribunal de commerce le jour de la liquidation de Daniel Rotatives, un délégué nous annonce qu'il ne croit pas possible la reprise et de ce fait qu'il n'y aura jamais de tentative de RES. Était présent, ce jour là, un autre délégué de Rosay Busson qui a tenu les mêmes propos lorsque le représentant de Love Money pour l'Emploi suggérait que Rosay Busson pouvait là aussi faire un RES L'association à également contacté les salariés de l'Alençonnaise d'impressions pour suggérer là aussi un RES nous n'avons reçu aucune réponse.. Vous pouvez poster vous aussi un message sur le forum de l'émission Capital pour réagir à ce reportage: --> Cliquez ici pour accéder à l'accueil du forum de l'émission Capital <-- |
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Suite à l'interview qu'à réalisée un journaliste de l'émission Capital sur l'opération Daniel Rotatives et son repreneur M. Haddack, un reportage a été consacré à ce sujet le dimanche 7 décembre sur M6. Vous pouvez poster un message sur le forum de l'émission Capital pour réagir à ce reportage: --> Cliquez ici pour accéder au forum de l'émission Capital <-- |
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Bonjour, Vous avez rédigé plusieurs excellents articles à propos de la société Daniel Rotatives. Vous avez fait une enquête très poussée sur cette entreprise et sur les agissements du groupe Haddak. Notre association a été concernée par cet
événement puisque nous avons été sollicité, fin juillet 2003, par un
groupe de trente cinq salariés qui cherchait un moyen de faire un RES
(reprise d'entreprise par les salariés). Afin d'avancer la date du prononcé du
Tribunal notre association a pris l'initiative de rencontrer, le 14 août,
Monsieur DEBAECQUE president du Tribunal de Commerce de Paris pour
accélérer la décision du Tribunal. Le 28 août, la liquidation judiciaire de
Daniel Rotatives a été prononcée. Nous avons alors effectué des recherches, lu
les articles de l'humanité, recherché des informations sur le groupe
Haddak. Ce type de restructuration est malheureusement
courant mais dans le cas présent ceci est fait avec l'argent du
contribuable. Je vous joint, ci-dessous, notre dernier communiqué. Solidairement. |
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1. Je vous invite à suivre une tentative d'opération de RES (05/08/2003) Bonjour, La société MADELEINE est domiciliée dans la
commune d'ESTAIRES (59 - Nord), qui compte 6 000 habitants, située entre
Armentières, Béthune et Hazebrouck. Une association loi 1901 qui a pour objectif
de lutter contre le chômage en France, l’association " Love money
pour l’Emploi en France ", est à l’origine d’une solution de
relance de l’activité de Madeleine avec le sauvetage d’une partie des
emplois. Cette solution a été présentée au Tribunal de Commerce d’Hazebrouck. L’association Love money pour l’Emploi, créée en 1998 dans la banlieue Nord de Paris par d’anciens syndicalistes et experts en fonds propres pour les PME-PMI, a monté bénévolement toute la préparation et l’ingénierie du sauvetage de Madeleine ainsi que l'accompagnement dans le respect des règles COB (voir le site www.love-money.org ) Le schéma de ce sauvetage, déjà mis en
place par l'association, passe par un plan de reprise dans lequel le
capital de départ est apporté par la société Air Qualité. Une façon solidaire et inédite de sauver des emplois Cette opération, qui est une première en
France, permettra de savoir combien d’habitants d’une commune comme
Estaires accepteront de jouer la solidarité en participant au capital de
la Nouvelle Société Madeleine. C'est le Tribunal d'Hazebrouck qui à décidé, le 25 septembre 2002, s'il approuve ou rejette ce projet. Tous les détails : historique, article de presse etc... sont accessibles sur : |
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2. RES dans le Nord (Imprimerie de labeur) (08/08/2003) Voici le tract qui est affiché depuis aujourd'hui sur les murs des ateliers de la société et distribué aux salaries. L'opération sera difficile car c'est troisième dépôt de bilan en trois ans. Par ailleurs l'entreprise du nord a été racheté par un financier qui a domicilié la société à Paris (avec l'activité dans le Nord) Le dépôt de bilan se fera donc à Paris TRES IMPORTANT A l’attention des Salariés de l’Imprimerie DANIEL ROTATIVES Pour faire suite aux évènements que nous revivons cette semaine par un dépôt de bilan de notre repreneur qui est effectif dés ce vendredi 8 août. Nous sommes un groupe de salariés de DANIEL ROTATIVES qui proposons, actuellement à l'ensemble de nos collègues de participer, pour sauver nos emplois, à la création d'une "Entreprise Solidaire par Actions" pour reprendre et sauver l'activité de DANIEL ROTATIVES à la Chapelle d'Armentières. Le but est de perpétuer l’activité de notre Imprimerie à La Chapelle d’Armentières. Pour ce faire la Fédération "LOVE-MONEY POUR L'EMPLOI " (association solidaire pour la création et le sauvetage d'Emplois) nous propose son aide à la réalisation de ce projet de R.E.S; (Reprise de l'Entreprise par les Salariés) et à la création de cette Entreprise solidaire par actions. Jean SALWA et Didier Salwa présidents fondateurs bénévoles de ce réseau, seront en en nos locaux ce lundi 11 août à 10h 30. Nous étudierons avec ces deux spécialistes bénévoles de l'épargne locale solidaire (qui ont réussi à rassembler 2 millions d'euros avec 600 personnes pour créer ou sauver des emplois), comment s'organiser pour sauver nos emplois en créant une nouvelle structure solidaire pour reprendre l'activité et les emplois de DANIEL ROTATIVES. Nous comptons sur votre présence à tous, y compris les anciens de DANIEL ROTATIVES (et même vos proches qui s'intéressent à l'activité de notre imprimerie et qui veulent la sauver). Nous comptons sur votre présence à tous, afin que vous puissiez entendre tout ce qu’il sera possible de faire et que vous puissiez poser toutes les questions que vous jugerez nécessaires.
Vos collègues .-
N.B. Vous pouvez pouvez consulter le site de l'association solidaire Love money pour l'Emploi |
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3. Absence d'administrateur judiciaire risque d'échec du RES (13/08/2003) Réunion du lundi 11 aout dans les locaux de
l'entreprise à la Chapelle d'Armentières. Premier contact avec les salariés tout le
monde est présent 53 participants. Les salariés sont d'accord de mettre 1500
euros par personnes et de mobiliser leur "love money" pour
sauver l'entreprise et les emplois. |
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4. Les salariés 3 mois sans salaire ? (18/08/2003) La procédure de chambre de conseil qui
désigne à la fois le représentant des créanciers, l'administrateur
judiciaire, le juge commissaire a été arrêté lors du dépôt de bilan
le 8 août à la date du 11 septembre ! Notre association devant ce grave problème
financier et humain, pour les salariés à été vendredi 14 août au
Tribunal de commerce de Paris pour demander d'avancer la chambre de
conseil.
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5.Coup de théâtre: plus de RES (21/08/2003) Voici l'article de la VOIX DU NORD du mardi 19 août 2003 : Après une tentative de reprise avortée avec
l’aide de Love-money Dans les locaux de Daniel-Rotatives, plus d’euphorie
ni d’espoir de relancer l’entreprise. Mort-né, le projet de reprise
par les salariés (voir notre édition du 12 août) n’est plus à l’ordre
du jour, ... FR3 a relayé cette information lundi soir 18 août
et le lendemain mardi 19 midi N.B. Rappelons que l'électricité a été
coupé le 7 août suite à une facture de 120 000 euros impayé ce qui a entraîné
l'arrêt net des machines. |
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6. Message à l’attention de l'ensemble des salariés de Daniel Rotative -ex SCIA (26 août 2003)
Bonjour,
Nous avons lu dans la presse que le projet de
reprise de Daniel Rotatives par les salariés n’était plus
d’actualité (La Voix du Nord du 19 août).
Nous comprenons les difficultés financières
auxquelles sont actuellement confronté les salariés.
Pourtant, la possibilité du RES existe encore
avec plus de chances de réussir que jamais.
C'est justement cette semaine, jeudi 28 août
en Chambre du Conseil au Tribunal de Commerce de Paris, qu'il sera
encore possible de proposer au Tribunal la volonté, si elle existe
encore, de mise en place d’un RES.
Avant qu'il ne soit trop tard, peut-être
qu’un petit groupe solidaires de salariés reviendront à leur idée
de départ d’essayer de reprendre leur outil de travail et leurs
emplois ?
Notre association reste bénévolement à la
disposition des salariés de Daniel Rotatives qui voudraient encore se
battre pour étudier un rachat de Daniel Rotatives et pour que Jean
Salwa les assiste au Tribunal de Commerce de Paris le 28 août.
La préparation d’un rachat par les salariés
peut se préparer simultanément avec la démarche de l’avocat
des salariés, Hugues Bracq, concernant l’assurance de garantie des
salaires.
Solidairement.
Didier et Jean Salwa
NB : notre expérience + origine de notre action
bénévole sur le site www.sosdepotdebilan.com
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7. Les RES (Rachats d’Entreprises par les Salariés) n'intéressent pas le syndicat du livre CGT (27 août 2003) C'est demain, jeudi 28 août, que suite à notre intervention, aura lieu au Tribunal de Commerce de Paris, la Chambre de Conseil qui déclarera la liquidation judiciaire de la société DANIEL ROTATIVES (il ne peut en être autrement puisque la société n'a plus aucune activité depuis le 8 août dernier). Malheureusement pour le bon droit, il y a de fortes chances que le repreneur, Hamid Haddak qui a déjà 7 liquidations d'entreprises à son actif, qu'il avait reprises en difficultés dans les Tribunaux de Commerce, ne sera pas inquiété. Le Tribunal aurait pu, par exemple, demander le comblement du passif à Monsieur Hamid Haddak, ou encore étendre le dépôt de bilan à ses autres participations notamment à la société ALLIED MULTIMEDIA dont il est le PDG et qui a repris en droit la société DANIEL ROTATIVES. Reprendre une entreprise, la dépouiller et la jeter, devrait être punissable. Il est dommage que les RES n'intéressent pas le syndicat du livre CGT. Il est vrai qu'aucun syndicat de salariés ne dispose de connaissances dans ce domaine. Cela est dommageable pour l'emploi en France car des cas comme DANIEL ROTATIVES, il y en a des centaines, voir des milliers tous les ans. Notre association, qui veut sauvegarder l'emploi et donner les connaissances et la capacité collective aux salariés de reprendre les entreprises liquidées, ne trouve ni appuis ni audience auprès des syndicats ni au près des pouvoirs publics, ni au près des collectivités locales. Nous le regrettons, bien sûr, surtout dans cette période ou le chômage ne cesse de croître. Ainsi, tout laisse à penser que les syndicalistes ne sont pas les seuls à ne pas vouloir voir se généraliser un système où les salariés seraient aussi dirigeants de leurs entreprises. Notre association a adressé, le 26 août, aux salariés et aux délégations régionales CGT du livre le communiqué suivant :
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8. Daniel Rotatives mise en liquidation (80 personnes au chômage). C'est la 8ème entreprise liquidée par le groupe Haddak habitué de la reprise d'entreprises en dépôt de bilan L'entreprise Daniel Rotatives a été mise
directement en liquidation judiciaire, jeudi 28 août à 12 heures 35, au
Tribunal de Commerce de Paris. Le groupe Haddak avait repris, presque
simultanément, trois imprimeries de labeur, toutes en dépôt de bilan : Lors de l'attribution de l'entreprise DANIEL
ROTATIVES à la société ALLIED MULTIMEDIA S.A., le Tribunal de Lille et
le Ministère Public avaient attiré l'attention que Monsieur Haddak avait
déjà accompagné 7 entreprises à la liquidation. Il faut savoir qu'il y avait 300 000 euros de chiffre d'affaires en carnet de commande au mois d'août 2003 chez DANIEL ROTATIVES. Ce chiffre d'affaires s'est envolé vers d'autres entreprises et, il est très probable qu'une partie de ces commandes se sera orientée vers l'entreprise Rosay-Busson reprise, elle aussi, par le groupe Haddak à la barre du Tribunal, cette fois de Bobigny. En fait, si une partie des commandes s'est
orientée vers la société Rosay Busson cela a certainement été fait
dans un esprit de restructuration. Avec deux entreprises en difficultés,
en faire une en meilleure santé pour ensuite la revendre. La revente de l'entreprise ROSAY BUSSON, quand
elle aura lieu, se fera bien sûr au seul profit de la S.A. ALLIED
MULTIMEDIA. En attendant, les salariés de DANIEL ROTATIVES, qui ne seront pas payés avant le 10 septembre, poursuivront-ils le plan de reprise de l'outil de production dont il n'existe qu'un seul semblable en France ? Si certains d'entre eux le désirent toujours,
nous les y aiderons. Jean et Didier SALWA, présidents de l'association Love money pour l'emploi NB : notre expérience + origine de notre action bénévole sur le site www.sosdepotdebilan.com |
Voici la liste des messages postés sur le groupe de discussion http://groups.msn.com/SOSDEPOTDEBILAN et qui relatent le suivi de l'opération de tentative de R.E.S. en cours pour la société Daniel Rotatives.