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Daniel Rotatives

Depuis août 2003 : tentatives de RES des imprimeries du groupe Haddack : Daniel Rotatives, Rosay Busson, Imprimerie Alençonnaise

13. Le Parisien (23/02/04) Saint Denis: Les salariés de l'imprimerie en faillite Rosay Busson dénoncent le repreneur.

12. Message posté sur le forum de l'émission Capital: "Manque de culture économique et financière d'entreprise des syndicats" (11/12/03)

11. Reportage de l'émission Capital dimanche 7 décembre 2003 sur M6 suite à une interview sur l'opération Daniel Rotatives

10. Lettre adressée au procureur de la république pour l'informer des conditions du dépôt de bilan de la société "Daniel Rotatives"

9. Message envoyé aux journalistes de l'Humanité ayant déjà rédigé des articles sur Daniel Rotatives (01 octobre 2003)

8. Daniel Rotatives mise en liquidation: 80 personnes au chômage: c'est la 8ème entreprise liquidée par le groupe Haddak habitué de la reprise d'entreprises en dépôt de bilan (2 septembre 2003)

7. Les RES (Rachats d’Entreprises par les Salariés) n'intéressent pas le syndicat du livre CGT (27 août 2003)

6. Message à l’attention de l'ensemble des salariés de Daniel Rotative -ex SCIA (26 août 2003)

5. Coup de théâtre: plus de RES  (21/08/2003)

4. Les salariés 3 mois sans salaire ? (18/08/2003)

3.Absence d'administrateur judiciaire risque d'échec du RES       (13/08/2003)

2. RES dans le Nord (Imprimerie de labeur)  (08/08/2003)

1. Je vous invite à suivre une tentative d'opération de RES  (05/08/2003)


13. Le Parisien (23/02/04) Saint-Denis : Les salariés de l'imprimerie en faillite dénoncent le repreneur

Rosay-Busson est morte. Malgré un froid de canard, hier matin à Saint-Denis, les 57 salariés licenciés après la liquidation prononcée par le tribunal de commerce le 9 février se sont réunis pour entendre
une dernière fois l'histoire de leur naufrage. « La faillite a été orchestrée par un fossoyeur, accuse Michel Le Bihan, délégué CGT. Un spécialiste de la liquidation qui s'appelle Hamid Haddak. »

En janvier 2003, l'entrepreneur reprend la PME. L'imprimerie affiche alors un déficit énorme de quatre millions d'euros. Le repreneur licencie 27 salariés. « Mais surtout il s'est séparé de cinq commerciaux qui sont partis avec les clients, détaille Patrick Rose, délégué du personnel.

Le chiffre d'affaires mensuel était de 380 000 , mais il s'est rapidement effondré. » Pendant un an, l'entreprise continue d'imprimer au ralenti des boîtes de médicaments et des affiches sur trois machines offset Mitsubishi, évaluées à plus de deux millions d'euros, qui n'ont jamais été payées.

En décembre, sans rentrée d'argent, Haddak dépose le bilan avec un déficit de deux millions d'euros. « Le chiffre d'affaires n'a jamais décollé. Pourtant il ne payait rien. Ni le loyer au propriétaire de ses murs, ni les cotisations à l'Urssaf », poursuit Patrick Rose. 

Le tribunal de commerce a ordonné une expertise sur les comptes de la société. Les résultats seront
transmis au procureur de Bobigny, qui pourrait poursuivre le repreneur pour faillite frauduleuse.
Le tribunal de commerce a ordonné une expertise des comptes. 

Aujourd'hui, les salariés et leurs représentants s'interrogent sur les raisons qui ont poussé Haddak à reprendre et à couler leur imprimerie. L'entrepreneur, âgé de 48 ans, a déjà sept liquidations à son actif. « L'exemple le plus célèbre est celui de l'entreprise Daniel Rotatives, liquidée par le tribunal de commerce de Béthune (Pas-de-Calais) en août 2003, raconte Jean Salwa, responsable de l'association Love money pour l'emploi.Haddak y faisait effectuer des travaux d'impression en sous-traitance. Mais l'imprimerie ne voyait pas la couleur de l'argent, qui était versé à une société d'édition. L'imprimerie a coulé. »

L'association a déposé une plainte contre Hamid Haddak auprès du parquet de Paris. « La brigade de recherche et d'investigation financière (Briff) enquête sur ses affaires », affirme Jean Salwa.

Depuis septembre 2003, Haddak, qui est à la tête d'une série d'autres entreprises, Alcome, Allied Multimédia, Alpa Euro CD, Alpa Média, s'est installé au 19, rue de Bretons, à Saint-Denis. Contacté hier à plusieurs reprises, Hamid Haddak n'a pas souhaité nous répondre.

Julien Constant 


12. Message posté sur le forum de l'émission Capital: "Manque de culture économique et financière d'entreprise des syndicats" (11/12/03) 

Dans le reportage de l'émission Capital (intitulé "Golden boy de la faillite") sur le repreneur des quatre entreprises d'imprimerie, les délégués se sont fait mener par le bout du nez, incapables de réagir. Cette incapacité des délégués du personnel ou des syndicats, de réagir est due, par leur absence totale de connaissances des divers mécanismes financiers des entreprises. 

Par exemple, Daniel Rotatives aurait pu être reprise par les salariés (RES) en juin 2002. Les salariés auraient-ils accepté une telle initiatives ? Un sondage réalisé le lundi 11 août 2003 sur la question acceptez-vous de reprendre collectivement l'entreprise Daniel Rotatives ? Les 50 salariés présents ont répondu unanimement oui. A la question, quelles sommes accepteriez-vous de mettre individuellement pour reprendre Daniel Rotatives ? 35 salariés ont répondu : au moins 1 500 euros les quinze autres acceptaient le principe mais pour des montants plus faibles. 

Il faut savoir que l'association "aidons-nous les uns les autres" (Love money pour l'Emploi) voir le site www.sosdepotdebilan.com  proposait également et en plus de mobiliser l'épargne des habitants de la région notamment de La Chapelle d'Armentières. 

L'association estimait possible de rassembler de 300 000 à 500 000 euros pour démarrer (voir www.love-money.org ).  Le vingt trois septembre 2003 au Tribunal de commerce le jour de la liquidation de Daniel Rotatives, un délégué nous annonce qu'il ne croit pas possible la reprise et de ce fait qu'il n'y aura jamais de tentative de RES.

Était présent, ce jour là, un autre délégué de Rosay Busson qui a tenu les mêmes propos lorsque le représentant de Love Money pour l'Emploi suggérait que Rosay Busson pouvait là aussi faire un RES L'association à également contacté les salariés de l'Alençonnaise d'impressions pour suggérer là aussi un RES nous n'avons reçu aucune réponse..

Vous pouvez poster vous aussi un message sur le forum de l'émission Capital pour réagir à ce reportage:

--> Cliquez ici pour accéder à l'accueil du forum de l'émission Capital <-- 


11. Reportage de l'émission Capital, dimanche 7 décembre 2003, sur M6, suite à une interview sur l'opération Daniel Rotatives 

Suite à l'interview qu'à réalisée un journaliste de l'émission Capital sur l'opération Daniel Rotatives et son repreneur M. Haddack, un reportage a été consacré à ce sujet le dimanche 7 décembre sur M6.

Vous pouvez poster un message sur le forum de l'émission Capital pour réagir à ce reportage:

--> Cliquez ici pour accéder au forum de l'émission Capital <-- 


9. Message envoyé aux journalistes de l'Humanité ayant déjà rédigé des articles sur Daniel Rotatives (1er octobre 2003)

Bonjour,

Vous avez rédigé plusieurs excellents articles à propos de la société Daniel Rotatives.

Vous avez fait une enquête très poussée sur cette entreprise et sur les agissements du groupe Haddak.

Notre association a été concernée par cet événement puisque nous avons été sollicité, fin juillet 2003, par un groupe de trente cinq salariés qui cherchait un moyen de faire un RES (reprise d'entreprise par les salariés).
Nous avons alors organisé, le 11 août, une réunion avec les 52 salariés présents (période de vacances).
Il y avait unanimité totale pour essayer de sauver l'entreprise avec un RES.
Pour lancer un RES il fallait toutefois l'autorisation du Tribunal de Commerce de Paris (car Haddak avait domicilié le siège à Paris pour éviter de voir les salariés débouler au Tribunal de Commerce, technique classique !!) .
Or, lors du dépôt de bilan, le Tribunal de Commerce avait retenu la date du 11 septembre pour décider s'il y avait liquidation directement.
Il n'y avait donc aucune possibilité de lancer le RES avant le jugement du Tribunal. Par ailleurs, les salariés n'avaient pas reçu leur paye de juillet.

Afin d'avancer la date du prononcé du Tribunal notre association a pris l'initiative de rencontrer, le 14 août, Monsieur DEBAECQUE president du Tribunal de Commerce de Paris pour accélérer la décision du Tribunal.
Nous avons obtenu cette demande en ramenant la date de jugement au 28 août.

Le 28 août, la liquidation judiciaire de Daniel Rotatives a été prononcée.
Cependant plus aucune nouvelle du groupe de salariés qui souhaitaient le RES.

Nous avons alors effectué des recherches, lu les articles de l'humanité, recherché des informations sur le groupe Haddak.
Nous avons découvert que le groupe Haddak avait à son tableau de chasse 7 liquidations d'entreprises le jour où il a repris Daniel Rotatives au Tribunal de Commerce de Lille.
Par ailleurs, il a repris deux autres entreprises de labeur : l'Alançonaise d'impression et Rosay Busson.
Enfin, le groupe Haddak a laissé un passif de 1,7 million d'euros pour Daniel Rotatives.
Après recherche dans "info greffe", nous avons découvert que l'Alançonnaise d'impression n'avait pas payé l'urssaf et semblait se diriger tout droit vers la même direction que Daniel Rotatives : la liquidation.
Ainsi, il apparait que le groupe Haddak va liquider l'Alençonnaise d'impression et renvoyer, comme pour Daniel Rotatives, une partie des clients vers la troisième entreprise : Rosay Busson.

Ce type de restructuration est malheureusement courant mais dans le cas présent ceci est fait avec l'argent du contribuable.
Par ailleurs, il y a gros à parier que lorsque Rosay Busson aura repris une grande partie de la clientèle, cette entreprise sera vendu par le groupe Haddak. Et nous pensons même que l'acheteur pourrait être un groupe étranger qui rapatrira l'activité dans son pays d'origine.
Je vous propose d'aller dans notre site www.sosdepotdebilan.com pour plus d'informations
sur cette affaire. Je vous recommande aussi notre second site www.love-money.org qui vous eclairera sur notre association.

Je vous joint, ci-dessous, notre dernier communiqué.

Solidairement.
Jean Salwa


1. Je vous invite à suivre une tentative d'opération de RES  (05/08/2003)

Bonjour,
Actuellement dans le Nord, une entreprise d'imprimerie de labeur, envisage déposer le bilan.
L'entreprise qui avait été acquise lors d'un précédent dépôt de bilan va droit vers la liquidation.
Sur cinquante salariés 30 seraient disposés à monter un RES.
L'opération n'et pas encore enclenchée puisque le dépôt de bilan n'a pas encore été lancé. Toutefois la procédure vient d'être amorcée auprès des salariés.
Nous allons vous tenir informé chaque semaine, voir si nécessaire jour après jour de l'évolution de cette opération.
Mais avant d'aller plus loin, revenons un an en arrière pour découvrir une opération presque semblable.
L'histoire de la société Madeleine, en question, vaut la peine d'être contée. Elle servira à mieux comprendre l'opération que vous allez suivre ce qui va se passer, d'une autre manière, dans cette imprimerie de labeur du nord, elle aussi....
Une façon solidaire et inédite de sauver des emplois dans le Nord

La société MADELEINE est domiciliée dans la commune d'ESTAIRES (59 - Nord), qui compte 6 000 habitants, située entre Armentières, Béthune et Hazebrouck.
Cette société qui aura bientôt cent ans (créée en 1904) est en redressement judiciaire depuis neuf mois.
La société Madeleine, qui a employé jusqu'à 75 personnes, reste un acteur économique localement important.
Sa renommée est mondiale dans son domaine d’activité : la ventilation industrielle.
Cette activité s’adresse essentiellement aux industries papetières et verrières. Madeleine étudie, conçoit, fabrique, installe et assure la maintenance de matériels aérauliques : air chaud, air froid, séchage, récupération de chaleur, économie d'énergie. Toutes ces activités sont dans un secteur en développement.
En Europe, seules 2 entreprises sont présentes dans ce métier : la société Madeleine et un concurrent espagnol.
Le président actuel de Madeleine essaie de tout faire pour sauver l'entreprise de la disparition. Il a jusqu'au 25 septembre 2002 pour trouver une solution qui éviterait sa liquidation et le licenciement des salariés.

Une association loi 1901 qui a pour objectif de lutter contre le chômage en France, l’association " Love money pour l’Emploi en France ", est à l’origine d’une solution de relance de l’activité de Madeleine avec le sauvetage d’une partie des emplois. Cette solution a été présentée au Tribunal de Commerce d’Hazebrouck.
Cette opération qui est conditionnée par la réponse du Tribunal de Commerce d’Hazebrouck pourrait se réaliser dès le 26 septembre. Son objectif est de maintenir le maximum d’emplois dans un premier temps et, lorsque les résultats le permettront à nouveau, de réintégrer tout ou partie des salariés qui auront été licenciés.

L’association Love money pour l’Emploi, créée en 1998 dans la banlieue Nord de Paris par d’anciens syndicalistes et experts en fonds propres pour les PME-PMI, a monté bénévolement toute la préparation et l’ingénierie du sauvetage de Madeleine ainsi que l'accompagnement dans le respect des règles COB (voir le site www.love-money.org )

Le schéma de ce sauvetage, déjà mis en place par l'association, passe par un plan de reprise dans lequel le capital de départ est apporté par la société Air Qualité.
Ce qui est moins commun, c'est que la société Air Qualité (qui a été créée en 1998 par un chômeur, déjà avec l'aide de l’association Love money pour l’Emploi), accepte d'ouvrir majoritairement le capital de la Nouvelle Société Madeleine aux salariés mais aussi aux habitants d’Estaires et des environs.

Une façon solidaire et inédite de sauver des emplois

Cette opération, qui est une première en France, permettra de savoir combien d’habitants d’une commune comme Estaires accepteront de jouer la solidarité en participant au capital de la Nouvelle Société Madeleine.
La Nouvelle Société Madeleine peut et doit devenir un exemple d'une économie française plus solidaire, plus fraternelle et plus dynamique.
Tel est d'ailleurs l'objectif de l'association Love money pour l'Emploi.

C'est le Tribunal d'Hazebrouck qui à décidé, le 25 septembre 2002, s'il approuve ou rejette ce projet.

Tous les détails : historique, article de presse etc... sont accessibles sur :

http://www.love-money.org/madeleine.htm 


2. RES dans le Nord (Imprimerie de labeur)  (08/08/2003)

Voici le tract qui est affiché depuis aujourd'hui sur les murs des ateliers de la société et distribué aux salaries.

L'opération sera difficile car c'est troisième dépôt de bilan en trois ans. Par ailleurs l'entreprise du nord a été racheté par un financier qui a domicilié la société à Paris (avec l'activité dans le Nord)

Le dépôt de bilan se fera donc à Paris

TRES IMPORTANT

A l’attention des Salariés de l’Imprimerie DANIEL ROTATIVES

Pour faire suite aux évènements que nous revivons cette semaine par un dépôt

de bilan de notre repreneur qui est effectif dés ce vendredi 8 août.

Nous sommes un groupe de salariés de DANIEL ROTATIVES qui proposons, actuellement

à l'ensemble de nos collègues de participer, pour sauver nos emplois, à la création d'une "Entreprise

Solidaire par Actions" pour reprendre et sauver l'activité de DANIEL ROTATIVES

à la Chapelle d'Armentières.

Le but est de perpétuer l’activité de notre Imprimerie à La Chapelle d’Armentières.

Pour ce faire la Fédération "LOVE-MONEY POUR L'EMPLOI " (association solidaire pour

la création et le sauvetage d'Emplois) nous propose son aide à la réalisation de ce projet de R.E.S; (Reprise de l'Entreprise par les Salariés) et à la création de cette Entreprise solidaire par actions.

Jean SALWA et Didier Salwa présidents fondateurs bénévoles de ce réseau, seront en

en nos locaux ce lundi 11 août à 10h 30.

Nous étudierons avec ces deux spécialistes bénévoles de l'épargne locale solidaire (qui ont réussi à rassembler 2 millions d'euros avec 600 personnes pour créer ou sauver des emplois), comment s'organiser pour sauver nos emplois en créant une nouvelle structure solidaire pour reprendre l'activité et les emplois de DANIEL ROTATIVES.

Nous comptons sur votre présence à tous, y compris les anciens de DANIEL ROTATIVES (et même vos proches qui s'intéressent à l'activité de notre imprimerie et qui veulent la sauver).

Nous comptons sur votre présence à tous, afin que vous puissiez entendre tout ce qu’il sera possible de faire et que vous puissiez poser toutes les questions que vous jugerez nécessaires.

 

Vos collègues .-

 

N.B. Vous pouvez pouvez consulter le site de l'association solidaire Love money pour l'Emploi

www.love-money.org  et www.depotdebilan.com 


3. Absence d'administrateur judiciaire risque d'échec du RES       (13/08/2003)

Réunion du lundi 11 aout dans les locaux de l'entreprise à la Chapelle d'Armentières.

Premier contact avec les salariés tout le monde est présent 53 participants.
Après une très brève présentation de l'association, love money pour l'Emploi, on passe aux problèmes du dépôt de bilan.

Les salariés sont d'accord de mettre 1500 euros par personnes et de mobiliser leur "love money" pour sauver l'entreprise et les emplois.
Toutefois l'activité de l'entreprise est arrêtée car l'EDF à coupé l'électricité suite à plusieurs factures impayées. Aucune rotatives ne peut tourner alors qu'un carnet des commandes étaient en cours d'exécution pour plus de 300 000 euros !
Les dirigeants ont quitté le navire le directeur technique à quitté l'entreprise le jour de la coupure d'électricité.
Le PDG :
Pour rétablir le courant il faut l'avis de l'administrateur judiciaire. Or le dépôt de bilan à été déposé le vendredi 8 aout 2003 et du fait du mois d'aout la reprise des jugements désignant les administrateurs aura lieu le prochain que le 11 septembre.
Donc pas de courant et pas possible de finir les commandes en cours. Le plus grave c'est que les client ne reviendront que difficilement voire pas du tout.
Le plan de reprise semble compromis.
Il doit exister un moyen d'accélérer la nomination d'un administrateur, car les salariés sont toujours payés à ne rien faire alors qu'ils ne demandent qu'à faire tourner les rotatives.


4. Les salariés 3 mois sans salaire ? (18/08/2003)

La procédure de chambre de conseil qui désigne à la fois le représentant des créanciers, l'administrateur judiciaire, le juge commissaire a été arrêté lors du dépôt de bilan le 8 août à la date du 11 septembre !
C'est à dire que les salariés qui n'ont pas perçu le salaire de juillet, ne toucherons rien en août et peut-être seulement quelque chose fin septembre (délai entre le 11septembre plus quinze jours en moyenne c'est le temps nécessaire avant de toucher le FGS (fonds de garantie de salaires).

Notre association devant ce grave problème financier et humain, pour les salariés à été vendredi 14 août au Tribunal de commerce de Paris pour demander d'avancer la chambre de conseil.
Le Président des procédures judiciaires à parfaitement compris le problème et a avancé la date de la CC au 28 août à 11 heures 45.
Cela laisse à méditer sur le comportement du dirigeant qui à déposer et aurait pu avancer la date au 20 août au moment du dépôt s'il avait eu la moindre compassion pour les salariés.
Il faut savoir que ce dirigeant connaît parfaitement les procédures de RJ puisqu'il repris dix entreprises en dépôt de bilan et en a ensuite mis huit en liquidation.
Rappelons que notre association agit bénévolement et nous souhaitons voir adhérer des personnes qui auront ce même esprit bénévole.
Vous êtes les bienvenu pour nous aider de quelque façon que ce soit


10 rue Montyon
75009 Paris
Jean ou Didier salwa


5.Coup de théâtre: plus de RES  (21/08/2003)

Voici l'article de la VOIX DU NORD du mardi 19 août 2003 :

Après une tentative de reprise avortée avec l’aide de Love-money
Daniel-Rotatives pare au plus pressé.

Dans les locaux de Daniel-Rotatives, plus d’euphorie ni d’espoir de relancer l’entreprise. Mort-né, le projet de reprise par les salariés (voir notre édition du 12 août) n’est plus à l’ordre du jour, ...

L’imprimerie Daniel-Rotatives dans l’impasse. – L’entreprise Daniel-Rotatives (ex-SCIA) basée à La Chapelle-d’Armentières a organisé hier une assemblée générale de ses salariés. Elle est en dépôt de bilan depuis le 8 août. Le principal sujet de discussion concernait les difficultés financières auxquelles le personnel va être confronté. Les salaires de juillet n’ont pas été versés et aucune mesure ne pourra être prise avant le jugement du tribunal de commerce de Paris prévu le 28 août.
En attendant, les salariés sont obligés de vivre sur leurs réserves, sans même savoir si l’assurance garantie salaire (AGS) pourra effectivement leur être versée. « Et de toute façon pas avant fin septembre », selon des salariés. Le personnel a été informé sur les démarches à effectuer pour repousser les échéances financières les plus pressantes. « Juridiquement, c’est une impasse », précise l’avocat des salariés, Me Bracq. Ils demandent à l’Etat une avance pour subvenir à leurs besoins.

FR3 a relayé cette information lundi soir 18 août et le lendemain mardi 19 midi
__________________________

N.B. Rappelons que l'électricité a été coupé le 7 août suite à une facture de 120 000 euros impayé ce qui a entraîné l'arrêt net des machines.
Pourtant il y avait encore environ 300 000 euros de commande en cours de réalisation. Stoppées net.
Les salariés espéraient pouvoir reprendre l'activité avant le 15 août. hélas les commandes ont été annulées et le rêve de RES s'est éteint.
Pourtant la possibilité du RES existe encore, avec plus de chance de réussir que jamais, mais les salariés n'y pensent plus.
C'est dommage car c'est justement maintenant le 28 août en Chambre du conseil au Tribunal de commerce de Paris qu'il faut mettre en oeuvre l'action pour lettre en place le RES......
Les salariés reviendront- ils l'idée de reprendre, avant qu'il ne soit trop tard, leur outil de travail et d'emploi ???......


6. Message à l’attention de l'ensemble des salariés de Daniel Rotative -ex SCIA (26 août 2003)

 
Bonjour,
 
Nous avons lu dans la presse que le projet de reprise de Daniel Rotatives par les salariés n’était plus d’actualité (La Voix du Nord  du 19 août).
 
Nous comprenons les difficultés financières auxquelles sont actuellement confronté les salariés.
 
Pourtant, la possibilité du RES existe encore avec plus de chances de réussir que jamais.
 
C'est justement cette semaine, jeudi 28 août en Chambre du Conseil au Tribunal de Commerce de Paris, qu'il sera encore possible de proposer au Tribunal la volonté, si elle existe encore, de mise en place d’un RES.
 
Avant qu'il ne soit trop tard, peut-être qu’un petit groupe solidaires de salariés reviendront à leur idée de départ d’essayer de reprendre leur outil de travail et leurs emplois ?
 
Notre association reste bénévolement à la disposition des salariés de Daniel Rotatives qui voudraient encore se battre pour étudier un rachat de Daniel Rotatives et pour que Jean Salwa les assiste au Tribunal de Commerce de Paris le 28 août.
 
La préparation d’un rachat par les salariés peut se préparer simultanément avec la démarche de l’avocat des salariés, Hugues Bracq, concernant l’assurance de garantie des salaires.
 
Solidairement.
Didier et Jean Salwa
 
 
NB : notre expérience + origine de notre action bénévole sur le site www.sosdepotdebilan.com

7. Les RES (Rachats d’Entreprises par les Salariés) n'intéressent pas le syndicat du livre CGT (27 août 2003)

C'est demain, jeudi 28 août, que suite à notre intervention, aura lieu au Tribunal de Commerce de Paris, la Chambre de Conseil qui déclarera la liquidation judiciaire de la société DANIEL ROTATIVES (il ne peut en être autrement puisque la société n'a plus aucune activité depuis le 8 août dernier).

Malheureusement pour le bon droit, il y a de fortes chances que le repreneur, Hamid Haddak qui a déjà 7 liquidations d'entreprises à son actif, qu'il avait reprises en difficultés dans les Tribunaux de Commerce, ne sera pas inquiété.

Le Tribunal aurait pu, par exemple, demander le comblement du passif à Monsieur Hamid Haddak, ou encore étendre le dépôt de bilan à ses autres participations notamment à la société ALLIED MULTIMEDIA dont il est le PDG et qui a repris en droit la société DANIEL ROTATIVES.

Reprendre une entreprise, la dépouiller et la jeter, devrait être punissable.

Il est dommage que les RES n'intéressent pas le syndicat du livre CGT. Il est vrai qu'aucun syndicat de salariés ne dispose de connaissances dans ce domaine. Cela est dommageable pour l'emploi en France car des cas comme DANIEL ROTATIVES, il y en a des centaines, voir des milliers tous les ans.

Notre association, qui veut sauvegarder l'emploi et donner les connaissances et la capacité collective aux salariés de reprendre les entreprises liquidées, ne trouve ni appuis ni audience auprès des syndicats ni au près des pouvoirs publics, ni au près des collectivités locales.

Nous le regrettons, bien sûr, surtout dans cette période ou le chômage ne cesse de croître.

Ainsi, tout laisse à penser que les syndicalistes ne sont pas les seuls à ne pas vouloir voir se généraliser un système où les salariés seraient aussi dirigeants de leurs entreprises.

Notre association a adressé, le 26 août, aux salariés et aux délégations régionales CGT du livre le communiqué suivant :

Message à l'attention de l'ensemble des salariés de Daniel Rotative -ex SCIA (26 août 2003)
(copie pour information à ceux et celles qui soutiennent les salariés de Daniel Rotatives - ex SCIA)

Bonjour,

Nous avons lu dans la presse que le projet de reprise de Daniel Rotatives par les salariés n'était plus d'actualité (La Voix du Nord du 19 août).

Nous comprenons les difficultés financières auxquelles sont actuellement confrontés les salariés.

Pourtant, la possibilité du RES existe encore avec plus de chances de réussir que jamais.

C'est justement cette semaine, jeudi 28 août en Chambre du Conseil au Tribunal de Commerce de Paris, qu'il sera encore possible de proposer au Tribunal la volonté, si elle existe encore, de mise en place d'un RES.

Avant qu'il ne soit trop tard, peut-être qu'un petit groupe solidaire de salariés reviendront à leur idée de départ d'essayer de reprendre leur outil de travail et leurs emplois ?

Notre association reste bénévolement à la disposition des salariés de Daniel Rotatives qui voudraient encore se battre pour étudier un rachat de Daniel Rotatives et pour que Jean Salwa les assiste au Tribunal de Commerce de Paris le 28 août.

La préparation d'un rachat par les salariés peut se préparer simultanément avec la démarche de l'avocat des salariés, Hugues Bracq, concernant l'assurance de garantie des salaires.

Solidairement.

Didier et Jean Salwa

NB : notre expérience + origine de notre action bénévole sur le site www.sosdepotdebilan.com

 


8. Daniel Rotatives mise en liquidation (80 personnes au chômage). C'est la 8ème entreprise liquidée par le groupe Haddak habitué de la reprise d'entreprises en dépôt de bilan

Notre association a été appelée le 8 août dernier par un groupe de salariés désirant reprendre l'entreprise DANIEL ROTATIVES.
Nous avons alors proposé d'aider les salariés à mettre en place un RES (Reprise d'Entreprise par les Salariés).
L'organisation syndicale majoritaire dans l'entreprise n'a pas encouragé cette démarche qui reste aujourd'hui en statu quo.
Comme prévu, notre association a accompli les démarches auprès du Tribunal de Commerce pour avancer la date du jugement qui était initialement prévue au 11 septembre 2003.

L'entreprise Daniel Rotatives a été mise directement en liquidation judiciaire, jeudi 28 août à 12 heures 35, au Tribunal de Commerce de Paris.
La société avait été reprise le 14 juin 2002 par la société Allied Multimédia, une Sarl au capital de 8 000 euros créée spécialement à cet effet par le groupe Haddak.
Le passif de DANIEL ROTATIVES est de 1 700 000 euros auxquels s'ajouteront 500 000 euros qui seront payés par le Fonds de Garantie des Salaires (deux mois de salaires et indemnités de licenciements).

Le groupe Haddak avait repris, presque simultanément, trois imprimeries de labeur, toutes en dépôt de bilan :
En juin 2002, l'entreprise DANIEL ROTATIVES (anciennement SCIA LD) à la Chapelle d'Armentières.
En janvier 2003 ROSAY BUSSON, à Saint-Denis (93) et en mars 2003 L'ALENCONNAISE D'IMPRESSIONS (anciennement "l'Imprimerie Alençonnaise ") à Alençon (61).

Lors de l'attribution de l'entreprise DANIEL ROTATIVES à la société ALLIED MULTIMEDIA S.A., le Tribunal de Lille et le Ministère Public avaient attiré l'attention que Monsieur Haddak avait déjà accompagné 7 entreprises à la liquidation.
Devant l'engagement de la SA ALLIED MULTIMEDIA de créer 81 emplois dans DANIEL ROTATIVES avant décembre 2003, le Tribunal avait fixé en cas de non-respect de cet engagement une pénalité de 3 000 euros par salariés non embauchés au 31 janvier 2003. Bien sûr cette pénalité n'a jamais été versée.

Il faut savoir qu'il y avait 300 000 euros de chiffre d'affaires en carnet de commande au mois d'août 2003 chez DANIEL ROTATIVES. Ce chiffre d'affaires s'est envolé vers d'autres entreprises et, il est très probable qu'une partie de ces commandes se sera orientée vers l'entreprise Rosay-Busson reprise, elle aussi, par le groupe Haddak à la barre du Tribunal, cette fois de Bobigny.

En fait, si une partie des commandes s'est orientée vers la société Rosay Busson cela a certainement été fait dans un esprit de restructuration. Avec deux entreprises en difficultés, en faire une en meilleure santé pour ensuite la revendre.
Tout cela serait parfait s'il n'y avait pas l'ardoise du dépôt de bilan de DANIEL ROTATIVES pour un montant de 2 200 000 euros à laquelle s'ajouterait une nouvelle ardoise, celle de L'ALENCONNAISE D'IMPRESSIONS qui a déjà de nombreux retards de paiements.
Ces ardoises seront payées par l'Etat, par les fournisseurs, par les organismes sociaux et par les contribuables.

La revente de l'entreprise ROSAY BUSSON, quand elle aura lieu, se fera bien sûr au seul profit de la S.A. ALLIED MULTIMEDIA.
Tout cela mérite réflexion. Ne devrait-on pas demander un comblement de passif à la S.A. ALLIED MULTIMEDIA. ?

En attendant, les salariés de DANIEL ROTATIVES, qui ne seront pas payés avant le 10 septembre, poursuivront-ils le plan de reprise de l'outil de production dont il n'existe qu'un seul semblable en France ?

Si certains d'entre eux le désirent toujours, nous les y aiderons.
Gageons que la reprise de DANIEL ROTATIVES par les salariés ne fait que commencer.

Jean et Didier SALWA, présidents de l'association Love money pour l'emploi

NB : notre expérience + origine de notre action bénévole sur le site www.sosdepotdebilan.com 


Voici la liste des messages postés sur le groupe de discussion http://groups.msn.com/SOSDEPOTDEBILAN et qui relatent le suivi de l'opération de tentative de R.E.S. en cours pour la société Daniel Rotatives.

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